Vers la disparition du chocolat ?

Le chocolat risque de disparaître à cause d’une raison singulière : son succès ! Cette douceur paraît condamnée à périr à cause du choc entre une production décroissante et un marché en progression nette, constante et exponentielle.

  • La croissance menaçante

L’Europe et les Etats Unis d’Amérique maintiennent leur forte consommation de chocolat. Cette tendance est plutôt habituelle. Ce qui change et qui déséquilibre le marché c’est d’une part, l’augmentation du pouvoir d’achat des pays émergents (Chine, Inde …) dans lesquels, l’apparition et le renforcement de classes moyennes et aisées a multiplié le nombre de personnes ayant les moyens de diversifier leur alimentation et d’acheter du chocolat. Les achats se font souvent sur internet, sur des sites de vente en ligne. Les prévisions confirment cette tendance du marché : entre 2018 et 2022, les volumes consommés devraient doubler pour approcher 9 millions de tonnes.

  • L’approvisionnement en baisse

Le cacao est délaissé dans les pays africains. Ce cycle a commencé dans les années 80. Le problème du chocolat : son prix est fixé par la bourse à New York ou à Paris, sans tenir compte des investissements réels des agriculteurs. Conséquence : ces derniers perdent de l’argent et finissent par abandonner le cacao au profit de cultures (telles que le palmier à huile, l’hévéa) dont le prix de vente est fixé dans les pays où se trouvent les champs. Pour compliquer cette situation de désamour, des infections touchant les cacaoyers se multiplient. Au mieux, elles font baisser la production. Au pire, elles causent d’importantes destructions des champs infectés. En moyenne 45% de la production mondiale est perdue chaque année.

  • Le cacao durable, une solution ?

Ce cacao dont les cultivateurs touchent rémunération calculée sur la base de leurs dépenses mensuelles et de leur temps de travail quotidien pourrait constituer une des solutions pour éviter une pénurie de chocolat dans le futur. Mais, dans les faits, les plantations utilisant durablement les ressources naturelles demeurent une infime minorité.

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